lundi 10 novembre 2008

Au coeur d'un College

Dimanche soir,
j'ai pour la première fois (oui je sais ça va faire deux ans que je
suis là et je vais bientôt partir, mais bon...) assisté à un office
dans une chapelle d'un College: Trinity Hall (à ne pas confondre avec
Trinity College, fondé plus tard et qui a piqué le nom à Trinity
Hall...).

Pourquoi Trinity Hall? Parce que je connais trois membres de la chorale
de Trinity Hall... Ils chantent tous les dimanche soirs (et en semaine
aussi je crois), généralement un office très court. Mais là, cérémonie
du Souvenir oblige, c'était donc un office complet, comme celui du
dimanche matin...
Et finalement le déroulement est exactement le même qu'une messe
catholique, point pour point! Et en plus c'est facile à suivre, chacun
a un livret avec le "script", il n'y a qu'à suivre et lire quand il
faut lire... Et en plus le prêtre (le "Dean" de la chapelle) explique
tout, dit "maintenant on est au bas de la page 22" etc.

Et au moment de la communion, il explique que quelle que soit notre
religion, si dans le rite on participe à une forme de communion, on est
les bienvenus! Et tout le monde a droit au vin Tire la langue
Bref je trouve les anglicans plutôt sympas!

Après l'office, tout le monde était convié pour un verre, et ensuite
j'étais invité par un des amis de la chorale au dîner dans le
réfectoire du college! Un vrai repas officiel (Formal Dinner), veste
obligatoire... Je me croyais dans Harry Potter, il y avait les 3 tables
transversales (à l'une desquelles on s'est assis), et la table
surélevée perpendiculaire au fond, avec les Fellows.
Bon le directeur (Headmaster) n'avait pas de barbe, les chandelles ne
flottaient pas (mais il y en avait sur la table), mais tout le monde
(sauf moi et quelques autres, invités également) portait une cape/toge
(gown en anglais).. Excellent repas au demeurant!
Et ensuite, un récital dans la maison du Headmaster (deux sopranos des New Cambridge Singers)...

BBC Radio 3 Choir of the Year

Vendredi dernier, je suis parti pour Liverpool avec Cambridge Chorale: 4h de bus jusqu'à un hôtel proche de la ville. Tout ça pour la finale du concours de la meilleure chorale britannique organisé par la BBC.

Samedi, en route pour le Philharmonia Hall au centre ville, et une longue journée s'annonce... Prise de son vers midi, repas rapide, répétition de 14h à 16h30, on a répété le programme je ne sais pas combien de fois... 'faut dire que 8 minutes de musique ça passe vite!

- Debussy: Yver vous n'estes qu'un Villain

- Rachmaninoff: Bogorodytse Dievo

- Mäntyjärvi: Double, Double, Toil and Trouble

17h30, on s'habille, 18h, dernière répèt et consignes de mise en place, changements de place entre les morceaux, etc...

18h45, on va vers le Concert Hall, on s'assied dans l'assistance, comme les 5 autres choeurs finalistes...

19h, ça commence! Un animateur anglais super connu (que je ne connais pas...) nous échauffe, en nous faisant chanter quelques chansons... Puis la compétition commence, les différents choeurs se produisent tour à tour...

Curieusement (et assez difficilement
compréhensible), alors qu'ils ont bien séparé la compétition en
différentes catégories, dans notre catégorie (choeurs adultes), le
premier choeur est d'un style totalement différent des autres: «Barbershop Choir» en anglais, je ne trouve pas de traduction, ils chantent plutôt du genre comédie musicale et font un véritable spectacle sur scène, avec chorégraphie impressionnante. Vraiment excellent mais difficilement comparable à une chorale plus classique comme la nôtre...


Ceci étant dit, quatre juges sont là pour départager, c'est un peu comme la Nouvelle Star... Ils commentent après chaque performance, et de manière générale ne disent pas grand chose (tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil).

On est les quatrièmes, on part en coulisse quand le choeur précédent finit, puis on arrive sur scène, ça passe très vite, on chante (bien selon nous)... Et voilà c'est fini, le stress retombe!! Un des juges est russe et nous dit qu'on lui a donné le mal du pays avec Rachmaninoff:

Après un entr'acte, les deux derniers choeurs se produisent... Puis l'animateur du début nous occupe pendant que les juges délibèrent... Le stress remonte d'un coup...

Les juges reviennent enfin, et prennent leur temps... Ils expliquent qu'ils ont eu beaucoup de difficulté à choisir, mais qu'ils ont privilégié le contact avec le public (et là on a su que c'était fini pour nous...). C'est donc le Barbershop Choir qui a gagné la compétition...

Un peu (franchement) déçus, on est reparti pour Cambridge en bus, arrivés à 2h30 du matin...

mardi 4 novembre 2008

Novosibirsk, Novossibirsk?

Bon, pour bien faire, je devrais utiliser l'orthographe Novossibirsk plutôt que Novosibirsk.
La translittération (ou plutôt transcription) en français utilise 2 s, alors que la version anglaise utilise 1 seul s.

Bref je vais essayer d'utiliser les versions françaises (quand je les trouverai)...

Quoiqu'il en soit, j'ai prévu de visiter Novossibirsk du 8 au 15 décembre (ou plutôt du 9 car le 8 est réservé au voyage, dont une correspondance entre les 2 terminaux de l'aéroport Cheremetievo - plutôt que Sheremetyevo Clin d'oeil - de Moscou qui promet de ne pas être triste...).
Au programme, rencontre avec les équipes qui travaillent là-bas, description des projets, et visite. A ce propos, l'assistante qui s'occupe d'organiser ma visite m'a demandé de lui faire une liste des choses que je voulais voir... Des idées?

jeudi 30 octobre 2008

L'hiver est à nos portes

Surprise en atterrissant à Londres mercredi matin: la campagne aux alentours était recouverte de neige!!! Un changement par rapport au Texas, même si les derniers jours à Houston étaient plus frais (10°C la nuit, 16°C la journée).

Programme plutôt tranquille à Houston: repos et ciné samedi, centre commercial dimanche, puis comme prévu dîner avec Rusty, sa femme Tass, sa fille Anna, et Fabrice et ses deux filles. Un resto espagnol à Rice Village (qui sert du mojito au pichet, excellent...).
Comme j'étais en avance, j'ai fait un tour près de l'Université Rice. C'était bien agréable, température juste bien, chemin ombragé sous les arbres en face de maisons gigantesques. Et j'ai été agréablement surpris de voir plein de pancartes Obama dans les pelouses, et très peu de McCain...

Lundi passé au centre de Schlum à Sugar Land, lundi soir re-ciné (Eagle Eye, L'Oeil du Mal en français, un blockbuster 200% américain, projeté sur un écran Imax par des projecteurs numériques, très bonne image et très bon son, pour deux personnes dans l'immense salle!!!).
Mardi matin chez MI-Swaco, compagnie détenue à 50% par Schlum, et qui fabrique (entre autre) les fluides de forage, appelées boues... et avec qui on travaille.
Puis retour à l'aéroport avant le vol coincé dans l'avion (plus de place en issue de secours dispo)...

Demain je discute avec un chef de Novosibirsk qui est à Cambridge cette semaine, je devrais en savoir plus sur comment ça peut se passer...

dimanche 26 octobre 2008

Chroniques texanes...

Ça y est, j'ai quitté Alice et me voilà à Houston ( ou plus précisément à Sugar Land).
La semaine a passé bien vite!

Dimanche soir, j'ai trouvé un resto correct à Alice (en dehors des fast-foods...). Steakhouse et Sea food, parfait. J'y ai mangé un steak de 16 onces (1 livre, ou 453g...), excellent Tongue out. Je pense que si un jour je suis expatrié au Texas, je vais prendre 20 kg Confused...
Lundi, premier jour au au centre opérationnel de Schlum. On m'explique comment ça fonctionne, je mets à jour mes standards sécurité... Je suivrai une équipe sur le terrain mardi. Le soir, même resto avec un filet de poisson.

Mardi, première sortie sur le terrain, sur un tout petit puits (le derrick tient sur un camion), la profondeur est seulement 1300 pieds (400m). On part avec deux camions, un transportant du ciment (gros camion américain, dans lequel je suis) et l'autre porte les pompes nécessaires pour acheminer le ciment au fond du puits.
L'opération est rapide, on connecte les pompes à la tête de puits (je traduis les noms depuis l'anglais, je connais pas les noms français...). Le ciment est acheminé pneumatiquement depuis les réservoirs du grand camion jusqu'aux pompes, mélangé à l'eau et aux additifs, puis pompé. On pompe 74 barils (1 baril = 160L, donc environ 12 mètres cubes), le tout en 1/2h.
J'ai pu faire connaissance avec des «vrais» texans travaillant pour le propriétaire du puits, ne comprenant pas ce qu'ils disent (sauf mother fucker et son of a bitch dans toutes les phrases...). Quand ils ont su que j'étais français (ça devait bien être le premier français qu'ils voyaient), j'ai eu droit aux clichés classiques (les femmes françaises sont belles, etc...).
Retour à Alice en fin d'après-midi.

Mercredi matin passé au centre Schlum, puis l'après-midi libre en prévision de la mission suivante qui sera longue. J'en profite pour rouler jusqu'à Corpus Christi pour me promener sur la plage. On y accède en voiture et les gens stationnent sur la plage juste à côté de là oú ils veulent se poser... Bienvenue au Texas!
Ah oui question météo, ce jour là il faisait 33ºC... Les nuits étaient agréables, autour de 20ºC...

Jeudi, départ le matin pour un puits bien plus important: le derrick doit bien faire 50m de haut, c'est du sérieux. Je suis dans le camion avec Ray, qui en partant me demande quelle musique je veux écouter à la radio. Comme je lui dis n'importe, il se cale sur une radio chrétienne qui passe des chansons sur Jesus... La journée va être longue... Le forage atteint 10 000 pieds (3 000 mètres). On est sur place à 11h. On commence à installer le matériel, puis on doit attendre qu'ils aient fini d'installer le «casing» (fourreau métallique qui descend jusqu'au fond du puits et qu'on va cimenter en pompant le ciment à l'intérieur et en le poussant jusqu'à ce qu'il remplisse tout l'espace extérieur entre le métal et la roche). Et ça prend des heures, ils nous ont appelé bien trop tôt... Donc après-midi sieste et lecture dans la cabine du camion climatisée (le moteur tourne en permanence), il fait bien chaud dehors!
La nuit arrive, on part manger (on est 4: un «chef», 2 opérateurs et moi). On rejoint la ville la plus proche, Falfurrias, et on s'arrête dans un resto au bord de la route. Surprise: la propriétaire est française (avec un sacré accent français quand elle parle anglais), il y a même du coq au vin et du bœuf bourguignon à la carte!! Elle est d'ailleurs toute contente de pouvoir parler français, ça fait 29 ans qu'elle est aux US, mariée à un texan, ses 2 fils sont Marines, un revenant d'Irak, l'autre partant en Afghanistan... Une bonne surprise au fin fond du Texas!
On retourne au forage, ils n'ont pas encore fini, et prévoient encore au moins 4 ou 5 heures... Retour au camion, sur le siège (il n'y a qu'un matelas, Ray y dort). Je somnole comme je peux, et à 2h du matin on nous réveille pour connecter les tuyaux à la tête de forage. Il fait super froid dehors (autour de 10ºC, pas suffisamment habillé c'est froid), un frond froid descendant du nord s'est installé sur le Texas. Une fois fait, ils se rendent compte que le «casing» est bouché et qu'on ne peux pas pomper. Ils nous renvoient donc nous reposer en attendant qu'ils résolvent le problème. Le temps passe, le soleil se lève et réchauffe l'atmosphère. On attend encore un peu (j'ai encore les oreilles qui bourdonnent à cause du bruit du moteur du camion)...
On finit par pouvoir commencer le travail, on pompe entre 150 et 200 barils (entre 24 et 32 mètres cubes). Le tout est fini à 12h. Puis il faut attendre 6h en maintenant la pression dans la ligne. Retour dans la cabine climatisée (la journée il fait de nouveau super chaud). Je somnole puis lis (en tout plus de 200 pages depuis la veille...). A 18h, on peut enfin démonter tout, puis retourner à Alice une fois que le responsable du forage a signé (et il faut encore l'attendre car il n'est pas sur le site). On quitte le forage à 20h, 33h après être arrivés...

Finalement je suis bien plus tranquille dans un centre de R&D!!
Arrivé à Alice, je m'arrête au McDrive du coin puis retourne à l'hôtel, mange, prends une douche et m'effondre dans le lit.

Ce matin, départ pour l'aéroport et vol jusqu'à Houston.
Demain je dîne avec Rusty, mon chef de Total quand j'étais à Québec, et Fabrice, un collègue français de Total.

lundi 20 octobre 2008

Alice, TX

Me voilà arrivé à Alice, TX...
Pour cela, un avion Londres-Houston (10h15 de vol), puis un court vol pour Corpus Christi, TX (j'invente pas le nom, j'ai vraiment atterri à «Corps du Christ», juste après ma correspondance au George Bush Intercontinental Airport... ça fait peur!).
De Corpus Christi j'ai loué une voiture, puis 45min de route plus tard, je suis installé au Holiday Inn Express, juste en face de Wal-Mart...

La route pour arriver ici traverse des villages glauques où je n'aurais pas envie de m'arrêter...

Prochaine étape: trouver un restau dans ce coin paumé. D'après google, y'en a quelques uns (dont un McDo et un Pizza Hut...).

Ensuite je pourrai regarder le dernier épisode de Desperate Housewives en direct!

mardi 14 octobre 2008

Changements en vue...

Cette semaine, je suis à donc Paris pour le boulot (réunion à Clamart).
Et hier soir, j'ai passé une heure avec le chef du département qui m'embauché ici à Clamart, et qui en fait me paye, même si je travaille à Cambridge (le centre de Cambridge lui envoie une facture tous les mois).

Pour info le contrat initial était 2 ans en Angleterre puis «on verra
». Les 2 ans, c'est en mars ou avril prochain. Mais la première info qu'il m'a donnée quand j'étais dans son bureau c'est qu'il n'a plus de budget pour 2009, donc qu'en gros il arrête de payer en décembre... Apparemment il y a eu un malentendu entre Clamart et Cambridge dès le début: j'étais censé passer 2 ans mais uniquement 1 an sur le budget de Clamart, contrairement à ce que Cambridge soutient (2 ans sur le budget de Clamart)...
Il faut donc rapidement songer à la suite!

Là plusieurs solutions sont possibles:
- Peut-être Cambridge a du budget pour me garder et me payer (mais a priori ils se sont battus pour que Clamart continue à payer)
- Aller à Houston, mais j'ai dit non tout de suite
- Revenir à Clamart, je ne dis pas non
- Aller à... Novosibirsk... et je n'ai pas dit non tout de suite

Prochaines étapes: en parler à Cambridge, puis éventuellement aller voir comment ça se passe en Sibérie pour se faire une idée avant de décider, plusieurs paramètres entreront en jeu... Qui viendra me voir si je suis là-bas?
Clin d'oeil